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Julien Sansonnens: «Il faut que les jeunes prennent toute leur place dans le débat public !» PDF Imprimer E-mail
Dimanche, 06 Mai 2007 22:34
Il fait partie de ces jeunes, engagés et enthousiastes, qui ont récemment adhéré au POP. Etudiant à l'Université, il lutte contre les tentatives de privatisation du système éducatif, mais il est aussi révolté contre le scandale du chômage des jeunes. Portrait d'un militant sérieux, à découvrir plus longuement sur son blog: http://blog.jsansonnens.ch/

Julien Sansonnens
Résistance : Tu es étudiant à l'Université de Lausanne, et tu as récemment adhéré au POP. Pourquoi?

Julien Sansonnens: Mon adhésion au POP est la conséquence naturelle d'une prise de conscience: je ne pouvais pas continuer à dénoncer l'inacceptable, sans chercher à lutter pour faire avancer les causes qui me tiennent à coeur. Adhérer à un parti, c'est croire qu'ensemble on est plus fort, c'est mettre en commun des énergies, des personnalités, des idées pour défendre un certain projet de société. J'ai toujours eu une très grande estime pour les popistes, qui ont su garder leurs idéaux et leurs convictions, y compris dans des temps très difficiles. Pour moi, le POP c'est le parti de la conviction et de l'engagement, le seul véritable parti de rupture... C'est aussi et surtout des militantes et militants ouverts et passionnés, un style politique particulier éloigné du consensualisme des partis gouvernementaux.


Que trouves-tu au POP? Est-ce un «parti pour les jeunes»? Tu fais aussi partie des Jeunesses AGT, es-tu aussi engagé à l'Université?

La participation des jeunes à la vie politique est très importante: il faut que nous prenions toute notre place dans le débat public! La jeunesse joue de toute évidence un rôle économique et social important au sein de la société: nous devons également nous battre dans le champ politique pour faire entendre nos voix, et ceci sur tous les sujets. Naturellement, certains thèmes me touchent plus particulièrement: les questions de formation, de logement ou le scandale du chômage des jeunes. Au niveau de l'Université, je me bat tout particulièrement contre les tentatives de privatisation du système éducatif, illustré par exemple par le nombre croissant de chaires financées par l'industrie. L'Université doit rester un service public accessible à tous. Mon siège au Conseil de Faculté des SSP me permet, avec d'autres camarades élus, de défendre ces positions.

Tu t?es beaucoup investi dans la campagne pour les cantonales, notamment sur Internet. Tu as ouvert un blog. A quoi ça sert, un blog?

Un blog permet, dans une certaine mesure, de faire passer des idées au plus grand nombre. C'est un instrument de combat politique autant qu'un moyen d'entrer en dialogue avec les gens. Il s'agit toutefois de ne pas surestimer son impact: Internet ne constitue pas, quoiqu'on en dise, une révolution dans la manière de faire de la politique. C'est un instrument commode qui permet à des individus peu connus, qui n'ont que peu accès aux médias «traditionnels», d'exprimer des opinions. Certes, les blogs sont amenés à prendre une importance croissante dans la vie politique, notamment fédérale. Mais il ne faut pas oublier que les gens qui consultent Internet pour se faire une opinion politique sont largement minoritaires. L'internaute répond à un profil sociologique bien précis: jeune, bien formé, urbain, avec un revenu relativement élevé. Ce serait donc une erreur de croire qu'Internet remplace le contact direct avec les gens, qui constitue le véritable socle du travail militant.

Que penses-tu de « A Gauche Toute ! » ? Est-ce une bonne dénomination' Est-ce que ça fait peur à certains militants plus anciens' Comment vois-tu la suite de ton ? de notre ? engagement?

La dénomination n'est que secondaire: la seule véritable question, c'est de savoir si AGT nous permet de faire avancer nos idées et notre combat. Pour ma part, la réponse est oui: je crois en ce processus, et je suis convaincu de la nécessité d'un large rassemblement à la «gauche de la gauche». Si nous voulons peser dans l'arène politique, y compris institutionnelle, il n'y a pas d'alternative à long terme. Ceci dit, le POP reste pour moi l'unité de base: nous avons notre identité, nos pratiques et une riche tradition: donc alliance oui, mariage non! Il serait dommageable de vouloir jouer plus vite que la musique, le processus ne peut se faire sans le soutien de la base.

Propos recueillis par Diane Gilliard
 
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