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Mardi, 12 Juin 2007 19:59 |
Assurance chômage
Le Grand Conseil veut rétablir les 520 jours d'indemnité sans discrimination ! A une très large majorité, le Grand Conseil vaudois a accepté l'initiative du député popiste Jean-Marie Béguin demandant la modification de la loi fédérale sur l'assurance chômage. Le canton va donc envoyer aux Chambres fédérales une proposition de nouvelle rédaction de l'article 41 de la loi sur le chômage afin de revenir au texte initial. En effet, le Conseil fédéral avait décidé abruptement de ne plus prolonger à 520 jours les indemnités journalières des chômeurs de moins de 50 ans qui sont dans des régions où le chômage dépasse 5%. Les indemnités ramenées ainsi sans délai à 400 jours ont laissé 900 chômeurs vaudois sur le carreau. En 2007, sans état d'âme, ce fut le tour des plus de 50 ans ! Or, tant à Lausanne que dans l'Ouest lausannois, ou pire encore à Genève, le taux de chômage n'est jamais descendu en dessous de ces fameux 5%. Rappelons que la révision de la loi sur le chômage (LACI) avait fait l'objet d'un referendum syndical. Les arguments des thuriféraires de la loi se concentrèrent sur l'art 41 justement, censé corriger les injustices en introduisant l'exception des 5%. Quatre ans plus tard, ces belles promesses sont devenues des balivernes pour le Conseil fédéral. Les Chambres fédérales auront donc les moyens de rétablir un peu de justice.
Changer des sanctions absurdes
Le député popiste Jean-Marie Béguin est aussi intervenu avec succès à propos des sanctions administratives et financières qu'encourent certains de ceux qui reçoivent le RI (revenu d'insertion ). Ces sanctions étaient calculées en % de l'allocation. Ainsi, un bénéficiaire vivant seul qui a manqué deux rendez-vous avec son consultant voit son forfait diminuer de 15%, soit de 166,50 Frs. Pour la même « faute », un père de deux enfants et marié, voit le minimal vital de sa famille perdre 15%, soit 355,50 Frs. La brillante illustration du député popiste a convaincu le Conseil d'Etat de modifier son règlement et de le rendre enfin plus équitable, les enfants n'étant plus touchés par ces sanctions absurdes et particulièrement injustes. c'est d'ailleurs déjà réalisé.
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