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Mardi, 17 Avril 2007 21:57 |
La « décantonalisation » du service des automobiles est acceptée avec une voix de majorité
« La loi va permettre un nouveau saccage du bien commun qui s'appelle le service public. » s'est exclamé le député popiste Denis Bouvier. « Nous refuserons cette loi car nous refusons toute forme de privatisation du service public, comme nous refusons toute atteinte à la sécurité routière et par là à la sécurité publique. ». Et de fustiger « le bradage des recettes publiques, soutenu par le centre mou qui ne cesse pourtant , hypocritement, de proclamer son sens vertueux et économe des deniers de l'Etat. Nous refusons aussi parce que nous sommes reconnaissants au personnel du Service des automobiles (SAN) pour les services qu'ils rendent à la collectivité et parce que nous n'accceptons pas de les abandonner aux aléas de la gestion privée. » Il faut donc bien dire que l'attitude inéxorable de la droite a toujours été de refuser les moyens requis par l'expansion nécessaire du SAN, tout en l'accusant en même temps de ne pouvoir répondre à l'accroissement du travail. L'esssentiel des arguments dont se sont gargarisés les thuriféraires de la privatisation est basé sur un « buisiness plan » , comme disent les technocrates. Il a été concocté par une fiduciaire de la place. Le flou de ces projections fait plus penser à un conte de fée qu'à un travail sérieux. En résumé, le canton va perdre plusieurs millions (250 millions nets de recettes ont disparu du budget !) et offrira plus de 100 000 francs d'indemnités aux futurs personnes qui constitueront le merveilleux Conseil d'administration promis. Le Conseiller d'Etat Rochat est resté de marbre et s'est montré comme toujours éliptique dans ses arguments pourtant déjà fort ténus. Ce quasi mutisme a bien arrangé la droite, sauf un libéral et un UDC. Car c'est seulement le dogmatisme libéral qui impose cette amputation de l'Etat. Par 82 oui contre 81 non et 3 abstentions, la loi a été acceptée. Seul un referendum permettra à la population de se prononcer et d'inverser cette décision délétère.
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