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Le POP & Gauche en Mouvement regrette que 60 % des vaudois se soient laissé effrayer par le Conseil d'État en acceptant le bouclier fiscal qu’il a ainsi offert à ses plus fidèles sponsors. De plus, l'acceptation des baisses d'impôts par 70% de la population et la diminution des recettes de l'État occasionnée par celles-ci vont assurément entraîner une diminution des prestations du service public. Néanmoins, le POP & Gauche en Mouvement se réjouit que 30% de l'électorat ait soutenu la position du double non. Finalement, l'acceptation par le Peuple suisse de la reconduction de l'accord de libre circulation et son extension à deux nouveaux pays est saluée. Le Conseil d'État a redoublé d’astuces pour induire les Vaudois et les Vaudoises en erreur lors de cette votation: un rythme mené au pas de charge, avec une date de votation fixée à peine un mois après l’aboutissement de la récolte de signatures (du jamais vu), une violation de l’effet suspensif avec l'envoi des acomptes d'impôts intégrant déjà des lois contestées ainsi qu'une brochure partiale qui occulte les principaux effets en termes de justice sociale. Dans ce climat où les futurs bénéficiaires ont financé une campagne valant plusieurs centaines de milliers de francs, les Vaudois et les Vaudoises n’ont pas pu exprimer l’injustice sous-jacente. Voilà comment encore plus de passe-droits ont été octroyés aujourd’hui dans notre canton – déjà l’un des plus attractif du pays. En acceptant le bouclier fiscal, le canton de Vaud manque l’occasion de mettre un frein aux privilèges et participe au déclin des valeurs démocratiques et égalitaires. Le POP et Gauche en Mouvement s’en inquiète et regrette ce choix lourd de conséquences. En ce qui concerne les baisses fiscales, nous déplorons leur acceptation qui va entraîner une diminution sensible des recettes pour le Canton et les Communes. Ils devront bien compenser cette perte, soit par la diminution des prestations en matière d'aide sociale et d'éducation, par exemple, soit par l'augmentation des impôts communaux. Dans un contexte de crise économique, il est nécessaire au contraire de garantir l'accès aux services publics et de maintenir le pouvoir d'achat des Vaudoises et des Vaudois. Pour ce qui est de la libre circulation, ce résultat ne doit pas pour autant faire passer sous silence tous les aspects restant à assainir. En effet, les mesures d'accompagnement mises en place ne sont ni suffisante, ni n'ont encore permis, par leur mise en application, d'atteindre leurs objectifs.
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