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Jeudi, 25 Septembre 2008 21:34 |
«Nous ne sommes pas à l’abri de voir de nouveaux déficits» annonce sentencieusement le président du Conseil d’Etat. Ce qui ne l’empêche pas d’offrir , avec l’accord du parlement, 163 millions d’allègements fiscaux , dont la majeure partie ne bénéficiera qu’aux riches actionnaires. Car plus l’Etat est riche, plus il se montre généreux pour les riches. C’est ainsi que l’an prochain le contribuable lambda verra ses acomptes fiscaux augmenter de 3% alors que pour l’impôt sur la fortune, ce sera 0,0% ! Pire, dans le calcul des acomptes, et sans scrupule, le Conseil d’Etat a déjà inclus les récentes décisions fiscales, alors que le référendum bat son plein !
En réalité, après des années d’austérité qui ont péjoré les services publics, le travail du personnel de l’Etat et la vie des habitants les plus modestes du canton, ce dernier a rarement connu une situation financière aussi favorable. Au point de pouvoir affirmer n’avoir aucun besoin de recourir à la dette durant les cinq prochaines années. Tant mieux.
Mais le canton va-t-il pour autant introduire enfin une CCT touchant l’entier du domaine de la santé ? Augmenter les tarifs des bourses d’étude ? Ou accroître enfin ses investissements, un objectif pourtant essentiel d’un Etat réellement soucieux de la bonne marche de l’économie et du canton ? Il n’en est rien ! Seuls 60 petits millions tentent de corriger la traditionnelle pingrerie du canton dans ce domaine.
Le POP combattra ce budget par des amendements , comme ceux visant à permettre au personnel de l’Etat, des policiers aux enseignants, de retrouver des conditions de travail convenables. Il en est de même pour l'ensemble du personnel de la santé qui doit enfin pouvoir disposer d'une CCT qui les touche tous. Il proposera aussi d'augmenter des investissements essentiels, notamment dans les transports publics, comme par exemple via le préfinancement d'une 3ème voix CFF entre Lausanne et Genève, comme cela se fait à Zürich.
Le POP estime qu'il n'y a que grâce à une politique d’investissement, encouragée par les bénéfices structurels de l’Etat, que nous pourrons pérenniser cette situation et faire face à la crise boursière qui risque de nous toucher d’ici 2010. C'est pourquoi il s'opposera ainsi à toute tentative de défiscalisation, dont on sait que seuls les riches contribuables en sont les vrais bénéficiaires, en fin de compte.
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