Interpellation : quand les PLAFA ne plafonnent pas

Par Marc Vuilleumier, député POP du groupe Ensemble à Gauche au Grand Conseil vaudois

Les placements à fin d’assistance (PLAFA) ont déjà été souvent discutés dans ce Grand Conseil et dans les milieux juridiques, sociaux et médicaux concernés. Ils ont fait l’objet d’assises cantonales en juin 2015 .Tout en constatant que les PLAFA soient justifiés dans bien des situations, ces assises ont relevé que leur augmentation était problématique et qu’il était

nécessaire, quand faire se peut, de trouver des alternatives. Rappelons que ces mesures sont lourdes imposant des placements forcés parfois sous la contrainte. Lors des assises, diverses pistes ont été évoquées, notamment une meilleure information du public et des associations sur les droits des personnes et une sensibilisation accrue des milieux professionnels prononçant de telles mesures. Or, une récente étude montre que les PLAFA ont augmenté de 23 % ces dernières 3 années. Plus de 95% d’entre eux sont édictés par les médecins… il est certainement possible de faire mieux dans certaines situations en travaillant plus en réseau. Les équipes mobiles, spécialement en psychiatrie, »pourraient être développées pour éviter certains placements. De même, le rôle des associations pourrait être renforcé autant au niveau du suivi des personnes que de l’information. Enfin, une meilleure information faciliterait des recours quand ces placements sont excessifs.

 

Nous posons les questions suivantes au Conseil d’Etat:

  • Comment le Conseil d’Etat e:xplique-t-il l’augmentation des PLAFA ces dernières années?
  • Les mesures préconisées par les assises ont-elles été initiées et si oui lesquelles et quand
  • Les PLAFA font-ils partis de la réflexion générale du Conseil d’Etat dans sa politique de maintien à domicile et de renforcement des équipes mobiles?

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