Le grand conseil a adopté l’interdiction de la mendicité. Celle-ci touche l’ensemble des pauvres, y compris un sdf qui tente de trouver 5 francs pour loger à la Marmotte. Cette interdiction va dans la droite ligne que mène depuis un certain nombre d’année, les partis bourgeois, sur la criminalisation des pauvres. Cette criminalisation en est même devenue leur leitmotiv notamment en accusant les personnes à l’aide sociale de ruiner les caisses de l’Etat. Or, les caisses de l’Etat sont ruinées par une politique ultralibérale qui apporte un franc soutien aux milieux économiques et qui sert exclusivement les plus riches, la RIE III en est un criant exemple.

Oui avec l’interdiction de mendier, la droite réussi à traîter une personne pauvre de délinquant, alors que son seul crime n’est autre que de n’avoir plus rien, ni argent, ni toit, ni travail. La droite préfère s’attaquer à ceux qui sont déjà à terre, certainement que cela est plus simple que de se creuser la tête à trouver des solutions pour lutter contre la pauvreté. Ici, la solution est simple, pour faire croire qu’il n’y a pas de misère chez nous, on la cache. En réalité cette interdiction est une habile manoeuvre politique dont l’objectif vise à masquer l’échec visible de cette politique ultralibérale qui règne en Suisse, et qui précarise notre société et crée toujours plus d’inégalités. Heureusement, des associations en lien avec la pauvreté et des partis de gauche radicale, ont su garder leurs vraies valeurs humanistes en lançant un référendum pour contrer cette décision abjecte. Enfin, pour une société réellement solidaire, une meilleure redistribution des richesses est le seul moyen pour lutter contre la pauvreté et les inégalités

Christophe Grand – secrétaire cantonal du POP vaudois

Courrier des lecteurs du 21.10.2016 dans le 24heures

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