La gratuité des transports en commun n’est pas une utopie de gauchistes, mais une alternative réaliste défendue de longue date par le POP !

Les transports publics gratuits ont pour but de permettre à toutes personnes de voyager sans devoir payer un billet. Comment ? J’ose parler de gratuité dans un monde où tout a un prix, quel scandale ! La gratuité est un concept que ne peuvent comprendre ceux qui défendent le capitalisme, c’est même une injure à leurs yeux. Pourtant de nombreuses villes d’Europe ont appliqué cette mesure, avec, il faut l’avouer, un certain succès et sans que cela n’affecte à leur budget. Il suffit d’avoir une réelle volonté politique et faire le bon choix de financement. Le problème, c’est que la droite est incapable de sortir de son dogmatisme capitaliste et d’imaginer qu’il puisse exister des alternatives à cette société basée sur le profit. Je vais vous en citer une parmi d’autres.

D’après les derniers chiffres officiels, le canton et les communes ont investi 200 millions pour les transports en commun vaudois et la confédération a rajouté 73 millions. D’emblée nos adversaires peignent le diable sur la muraille, affirmant que cette gratuité conduira à d’inévitables augmentations d’impôts pour les citoyens. FAUX ! Je vais vous le démontrer. À Aubagne (France) la ville a financé la gratuité par une taxe entreprise de 1%, celle-ci pourrait s’appliquer sur sol vaudois. Imaginez, Nestlé qui a fait 14 milliards de bénéfices net l’an dernier, payerait 1% sur ses bénéfices, cela rapporterait 140 millions. Faites le calcul pour toutes les autres multinationales qu’abrite notre région et additionnez le tout. On s’aperçoit que nous pourrions largement octroyer la gratuité sans que cela nuise aux finances de l’état et sans que le citoyen lambda soit obligé de passer à la caisse. Mieux on pourrait même mettre en service de nouvelles lignes de bus, métros, trains régionaux et ainsi créer de l’emploi. Il va de soi qu’au niveau fédéral, on pourrait en faire de même avec les CFF. Des recettes miraculeuses et la création de nouveaux postes de travail, qui pourrait s’y opposer ?

Aujourd’hui, le POP est le seul parti à contrer la cherté des transports en commun, avec une proposition claire. Cette solution nous semble être la meilleure, car elle lutte pour que chacun puisse se déplacer librement sans devoir regarder s’il en a les moyens pécuniaires, de plus elle est pleinement écologique puisqu’elle incite les citoyens à ne pas utiliser leur voiture pour ainsi diminuer le trafic et la pollution. La population réceptive, l’a bien compris, puisque la pétition des Jeunes POP (transports publics gratuits…), a recueilli pas loin de quatre mille signatures et sera déposée en septembre au grand conseil vaudois.

Christophe Grand, président des jeunes POP Vaud 

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