Dans notre système de santé la médecine de famille doit être au premier plan car elle est le cœur de la chaîne des soins.

Or cette médecine qui vise à soigner les patients dans leur globalité, en intégrant les avis des spécialistes, et qui est indispensable pour un système de santé de qualité, a été délaissée, voire maltraitée.

De moins en moins d’étudiants en médecine souhaitent se consacrer à la médecine de base. Les mauvaises conditions de travail en termes de possibilités de diagnostic et de traitement, les horaires de travail et les services de nuit et de garde ont rendu ce métier moins attractif.

Résultat : une couverture médicale de base du pays de plus en plus difficile à assurer et qui va s’aggraver dans les prochaines années avec les nombreuses retraites prévues.

La relève est loin d’être assurée : il faut au moins dix ans pour former correctement un médecin généraliste si l’attractivité de cette profession devait revenir.

Conscients de ces problèmes, des médecins se sont mobilisés depuis environ 10 ans pour essayer de renverser la vapeur. On était 12’000 sur la Place Fédérale à Berne le 1er avril 2006 pour crier haut et fort notre ras-le-bol de mesures qui ne faisaient que réduire nos possibilités de soins.

Le 1er avril 2010 l’initiative « Oui à la médecine de famille » a été déposée à la Chancellerie fédérale avec plus de 200’000 signatures récoltées en 6 mois ! Aujourd’hui on vote sur le contre-projet du Conseil fédéral car l’initiative a été retirée mais il ne diminue pas sa portée, voire il élargit son champ d’action.

OUI haut et fort pour un système de santé où la relation humaine patient-médecin doit rester au premier plan.

Silvio Torriani

 

 

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